Ces derniers mois, les associations spécialisées dans la lutte contre l’homophobie, dont SOS homophobie, ont noté une recrudescence des cas violents à l’encontre des gays notament sur les lieux de dragues extérieurs*. Ce phénomène est si inquiétant que les associations ont constitué, fin juin, une cellule de crise en réaction aux multiples agressions.
Dans son « rapport 2006 sur l’homophobie » (1), SOS Homophobie note qu’en 2005 l’association a reçu 131 témoignages concernant des agréssions physiques. 82% d’entre elles concernent les gays et 49% se sont déroulées dans des lieux publics. C’est dans ce cadre que se déroule aujourd’hui la très grande majorité des violences physiques contre les Homosexuels.
Le nombre d’agressions actuel, plus faible qu’en 2005 (148 cas d’agressions avaient alors été recencés en 2004), reste cependant stable et bien trop élevé.
SOS Homophobie admet d’ailleurs que le nombre de cas recencés par elle ne correspond pas à la réalité des violences homophobes en france, violences homophobes qui, curieusement, ne font toujours pas l’objet de statistiques officielles du Ministère de l’Intérieur ni de la justice. Pourtant cela serait utile.
Ainsi, interrogés dans le cadre du « Baromètre gay 2002″, 25% des gays disaient avoir été au moins une fois victime d’injures ou d’agressions physiques homophobes lors des douzes derniers mois.
(1). « Rapport sur l’Homophobie 2006″ en vente sur www.sos-homophobie.org
Pour vous procurer le « guide pratique contre l’homophobie » édition 2005:
Document réalisé avec le soutien de l’INPES (l’Institut National de Prévention et d’Education à la Santé) et AIDES.
